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mercredi 6 avril 2016

Les Femmes dans la société française de la Belle Epoque à nos jours.

LES FEMMES DANS LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE LA BELLE EPOQUE A NOS JOURS.

Quels grands bouleversements modifient la condition des femmes au XXe siècle ?

Intro : Jusqu’au milieu du XXe siècle, le code civil considère les femmes comme juridiquement mineures, placées sous l’autorité de leur père puis de leur mari.
L’histoire des femmes connaît trois bouleversements.

1) La conquête des droits civiques.

·         Avant 1914, des féministes et des mouvements comme l’Union Française pour le Suffrage des Femmes ouvrent le débat sur le vote des femmes.
·         Entre les deux guerres, les suffragettes manifestent, s’inscrivent dans les différents partis politiques. En 1940, avec le régime de Vichy, le vote des femmes est ajourné.
·         Avec l’ordonnance de 1944, les femmes deviennent électrices et éligibles. Mais leur place est encore très faible, ce qui conduit à la revendication de la parité, obtenue en 2000.

2) Les combats pour la maîtrise de la maternité et du corps.

·         Après la GG, l’obsession démographique se traduit par les lois contre la contraception et l’avortement. Et une politique nataliste (c’est là q naissent les allocations familiales) célèbre les mères. Vichy va jusqu’à faire de l’avortement un crime.
·         Dans les années 1950, des mouvements poussent les autorités à légaliser la contraception (1967) et l’I.V.G. (1975) afin que les femmes maîtrisent leur fécondité et leur corps.

3) Les luttes pour les droits civils et sociaux.

·         Le Code Napoléon de 1804 organise la condition féminine sous la domination des hommes. Les réformes sont rares ou lentes.
·         Les changements s’accélèrent à partir de 1965 : évolution des régimes matrimoniaux, autorisation du divorce par consentement mutuel.
·         Les femmes ont toujours travaillé, mais les inégalités persistent à l’embauche aux salaires, en politique.

Etre ouvrier en France (1830 - 1975)

Etre ouvrier en France (1830 - 1975)

Quelle est l’évolution du monde ouvrier en France de 1830 à 1975 ?

Support Manuel Hachette.

1) Un travail de plus en plus rationalisé.

·         Au XIXe, un prolétariat se développe et vit dans des conditions de travail difficile (journées de 13-14h, des salaires faibles).
·         Au début du XXe, le travail féminin se développe et le taylorisme se développe dans les usines pour améliorer la productivité. Le travail devient de plus en plus répétitif.
·         Après 1945, la condition ouvrière s’améliore, mais les conditions de travail restent difficiles. La mécanisation se développe.

Situation : 1892 : la grève de Carmaux et Jean Jaurès.
Comment naît la conscience politique chez les ouvriers français au XIXe ?

Jean Jaurès meurt assassiné en 1914. Il est transféré au Panthéon en 1924. La statue lui donne le rôle d’orateur porte-parole des ouvriers. Cette statue, mais aussi les innombrables rues, écoles portant le nom de Jean Jaurès témoignent de son importance dans la mémoire « sociale » de la France. Il est un symbole particulièrement fort du socialisme français.
Jean Jaurès s'implique dans la grève de Carmaux:
– des préoccupations sociales : droit au travail, droit d’adhérer à un syndicat, protection contre les licenciements ;
– des préoccupations politiques : respect du suffrage universel, fondement de notre démocratie .


2) Résistances et luttes collectives.

Les ouvriers se sont peu à peu donnés pour améliorer leur condition de travail:
– une action syndicale multiforme au XIXe siècle & la grève n’est plus interdite après 1864 ;
– une action par la suite mieux organisée (création de la CGT en 1895) ;
– de premiers résultats : repos du dimanche (1906), journée de 8 heures (1919) ;
– une lutte sur le terrain politique ; naissance de la SFIO (1905), du Parti communiste (1920) ;
– en 1936 et 1945 : nouvelles avancées sociales grâce à l’action des gouvernements.

3) La culture ouvrière.

La culture ouvrière et la manière dont elle s’exprime:
– un ensemble d’activités spécifiques au monde ouvrier ; les ouvriers travaillent ensemble, vivent ensemble (cités, habitat collectif) ;
– des valeurs collectives fortes : entraide, solidarité ;
– des valeurs du monde du travail qui se retrouvent hors du temps de travail ;
– des activités collectives communes dans le domaine du sport, des loisirs, etc.
– des valeurs présentes également dans l’action syndicale et politique.